L'engagement des intellectuels

Le 6 septembre 1960, le magazine Liberté Verité publie un manifeste pour l'insoumission dans la guerre d'algerie. Signé par de grands noms comme Simone de Beauvoir, Margueritte Duras, Jean Paul Sartre, Albert Camus et d'autres intellectuels francais. Ce texte est l'une des seules protestations et publiques en réaction au gouvernement du général de Gaulle. Il sera aussi contredit par un autre manifeste d'intellectuels dit "le manifeste des intellectuels francais" signé par 185 défenseurs de l'armée française et de De Gaulle. Cette couverture de L'aurore montre que le manifeste a été vite contesté. L'année 1960 est d'ailleurs l'année où les Francais sont de plus en plus nombreux à avoir une opinion pour ou contre la guerre d'Algerie.   
Le Manifeste des 121 se termine par ces trois phrases :
  
Nous respectons et jugeons justifié le refus de prendre les armes contre le peuple algérien.
- Nous respectons et jugeons justifiée la conduite des Français qui estiment de leur devoir d'apporter aide et protection aux Algériens opprimés au nom du peuple français.
- La cause du peuple algérien, qui contribue de façon décisive à ruiner le système colonial, est la cause de tous les hommes libres.

Le cinema, reflet de la censure

Le nom de "Guerre d'Algerie" viendra apres les Accords d'Evian. Le besoin d'en parler dans la culture populaire française viendra après la guerre. On évoque brièvement le sujet dès 1962 dans le cinema avec des films comme "Adieu Phillipines" de Jacques Rosier, tourné en 1960, sorti en 1963, ou plusieurs allusion a la guerre sont faites mais ou le mot "Algerie" n'est jamais prononcé.A la fin des années 70, le scenariste décide d'ajouter, avant le générique, un carton sur lequel est marqué "1960, sixième année de la guerre d'Algérie".